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Redynamisons la lutte le 11 octobre
Les salariés de la métallurgie de la région parisienne
ont rendez-vous à REPUBLIQUE
Comme partout ailleurs en France et dans les pays européens, la crise de la dette sert aujourd’hui d’alibi pour
renforcer la pression sur les dépenses sociales, les salaires, l’emploi, les acquis sociaux des salariés de la
région parisienne. Mais les faits sont têtus !
Dette et financement de la protection sociale ?
Changer les politiques salariales patronales !
Les salariés de Dassault Argenteuil (95) ont comparé leurs salaires par rapport au SMIC
- En 1986, un ouvrier au coefficient 170, gagnait 1,6 fois le SMIC.
En 2011, il ne gagne plus que 1,18 fois le SMIC. - En 1986, un technicien au coefficient 305, gagnait 2,28 fois le SMIC.
En 2011, il ne gagne plus que 1,65 fois le SMIC. - En 1986, un IC IIIA, gagnait 3,25 fois le SMIC en étant aux 39H.
En 2011, il ne gagne plus que 2,85 fois le SMIC en étant passé au forfait-jours.
Les salariés de Thales Colombes (92) ont constaté que les salaires d’embauche des jeunes Ingénieurs avaient perdu quelques 270€ euros entre 2003 et 2010. Dans cette entreprise, l’ingénieur POS II parmi les 5% les mieux payés de sa catégorie avait un salaire supérieur de 54% au plafond de la sécurité sociale en 2010
contre 70% en 2003 (-16% !).
Dans toutes les entreprises où les salariés font ce type de comparaison, les constats sont les mêmes : baisse des salaires et du paiement des qualifications depuis des années. Au final, la baisse du pouvoir d’achat qui en découle pèse négativement sur la croissance, donc l’emploi et les rentrées fiscales. Cela pénalise aussi les rentrées de cotisations sociales pour nos dispositifs de protection sociale alors même que le patronat en est de plus en plus exempté.
Dette et financement de la protection sociale ?
Cesser les exonérations de cotisations sociales !
Un rapport officiel commandé par le président de la République lui-même reconnaît cette réalité : « Depuis 1999, l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de trois points de PIB (…)
A titre d’illustration, en l’absence de baisse de prélèvements, la dette publique serait d’environ vingt points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de 0,5 point de PIB. »
Dette et financement de la protection sociale ?
Changer de politique fiscale !
La cour des comptes a évalué au début de cette année à un tiers seulement les dépenses supplémentaires de l’Etat due à la crise financière. Deux tiers de ces dépenses sont dues à la politique du gouvernement actuel et à ses cadeaux fiscaux pour son cœur d’électorat.
Sous la pression populaire, le gouvernement a aboli son triste bouclier fiscal. Mais par cette réforme le gouvernement a repris aux bénéficiaires de ce bouclier 600 millions pour leur rendre 2 milliards d’euros, soit trois fois plus.
La CGT de la métallurgie de l’Ile de France vous invite à participer activement à la journée interprofessionnelle d’action du 11 octobre.
Faites le bilan des politiques salariales de votre entreprise de ces dernières décennies.
- Mettez en débat le besoin de sortir de l’individualisation salariale, des dispositifs de rémunération variable.
Élaborez des propositions pour reconstruire des grilles de classifications.- Décidez avec vos organisations syndicales de débrayages.
- Déposez vos revendications à votre direction.
Préparez-vous à vous mobiliser pour les négociations des minima territoriaux Ouvriers-Techniciens-Agents de maitrise-Employés et des minima nationaux ingénieurs-cadres.
Participez à la manifestation régionale
qui partira de République à Bastille à 14 Heures.
L’Ile de France reste la 1ère région industrielle française en nombre d’emplois et plus encore en concentration d’emplois qualifiés. Elle concentre bien plus de sièges sociaux, bien plus de grands groupes industriels, bien plus d’emplois d’ingénieurs, cadres et techniciens que toute autre région.
L’avenir des principales filières industrielles de la métallurgie (automobile, aéronautique, TIC…) dépend de la manière dont les salariés de l’Ile de France vont pouvoir mettre en œuvre leurs compétences, comment ils vont être mobilisés sur des projets d’avenir, comment leurs qualifications seront reconnues.
Les directions des entreprises de la métallurgie de la région parisienne ont mandaté le GIM (UIMM de la
région) pour continuer à peser sur les minima territoriaux OETAM et avancer sur la suppression de la prime d’ancienneté.
Les minima nationaux ingénieurs n’ont été revalorisés que de 2, 3% ces deux dernières années ! Tout cela concourt à élargir les possibilités des entreprises de la métallurgie parisienne à faire pression sur les salaires réels de la région.
Ensemble faisons échec à l’austérité et à l’affaiblissement industriel !
Ne laissons pas étouffer le potentiel humain et industriel de notre région.
Exigeons dans chaque entreprise un autre partage des richesses.
Ensemble Faisons entendre la voix des salariés de la métallurgie.
Les défis posés au monde du travail ont amené la CGT à faire 10 propositions de sortie de crise. L’ampleur du rapport de force à construire pour s’opposer aux prétentions patronales, aux pressions des marchés financiers nous a conduits à investir dans l’unité syndicale malgré les difficultés qu’il faudra surmonter dans ce domaine. Nous avons besoin que dans toutes les entreprises, vous soyez nombreux à soutenir cette stratégie.
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