vendredi 7 octobre 2011
par  Webmaster

Redynamisons la lutte le 11 octobre

de République à Bastille


Les salariés de la métallurgie de la région parisienne
ont rendez-vous à REPUBLIQUE

Comme partout ailleurs en France et dans les pays européens, la crise de la dette sert aujourd’hui d’alibi pour
renforcer la pression sur les dépenses sociales, les salaires, l’emploi, les acquis sociaux des salariés de la
région parisienne. Mais les faits sont têtus !

Dette et financement de la protection sociale ?
Changer les politiques salariales patronales !

Les salariés de Dassault Argenteuil (95) ont comparé leurs salaires par rapport au SMIC

  • En 1986, un ouvrier au coefficient 170, gagnait 1,6 fois le SMIC.
    - En 2011, il ne gagne plus que 1,18 fois le SMIC.
  • En 1986, un technicien au coefficient 305, gagnait 2,28 fois le SMIC.
    - En 2011, il ne gagne plus que 1,65 fois le SMIC.
  • En 1986, un IC IIIA, gagnait 3,25 fois le SMIC en étant aux 39H.
    - En 2011, il ne gagne plus que 2,85 fois le SMIC en étant passé au forfait-jours.

Les salariés de Thales Colombes (92) ont constaté que les salaires d’embauche des jeunes Ingénieurs avaient perdu quelques 270€ euros entre 2003 et 2010. Dans cette entreprise, l’ingénieur POS II parmi les 5% les mieux payés de sa catégorie avait un salaire supérieur de 54% au plafond de la sécurité sociale en 2010
contre 70% en 2003 (-16% !).

Dans toutes les entreprises où les salariés font ce type de comparaison, les constats sont les mêmes : baisse des salaires et du paiement des qualifications depuis des années. Au final, la baisse du pouvoir d’achat qui en découle pèse négativement sur la croissance, donc l’emploi et les rentrées fiscales. Cela pénalise aussi les rentrées de cotisations sociales pour nos dispositifs de protection sociale alors même que le patronat en est de plus en plus exempté.

Dette et financement de la protection sociale ?
Cesser les exonérations de cotisations sociales !

Un rapport officiel commandé par le président de la République lui-même reconnaît cette réalité : « Depuis 1999, l’ensemble des mesures nouvelles prises en matière de prélèvements obligatoires ont ainsi réduit les recettes publiques de près de trois points de PIB (…)
A titre d’illustration, en l’absence de baisse de prélèvements, la dette publique serait d’environ vingt points de PIB plus faible aujourd’hui qu’elle ne l’est en réalité, générant ainsi une économie annuelle de 0,5 point de PIB. »

Dette et financement de la protection sociale ?
Changer de politique fiscale !

La cour des comptes a évalué au début de cette année à un tiers seulement les dépenses supplémentaires de l’Etat due à la crise financière. Deux tiers de ces dépenses sont dues à la politique du gouvernement actuel et à ses cadeaux fiscaux pour son cœur d’électorat.

Sous la pression populaire, le gouvernement a aboli son triste bouclier fiscal. Mais par cette réforme le gouvernement a repris aux bénéficiaires de ce bouclier 600 millions pour leur rendre 2 milliards d’euros, soit trois fois plus.

La CGT de la métallurgie de l’Ile de France vous invite à participer activement à la journée interprofessionnelle d’action du 11 octobre.

- Faites le bilan des politiques salariales de votre entreprise de ces dernières décennies.

  • Mettez en débat le besoin de sortir de l’individualisation salariale, des dispositifs de rémunération variable.
    - Élaborez des propositions pour reconstruire des grilles de classifications.
    • Décidez avec vos organisations syndicales de débrayages.
    • Déposez vos revendications à votre direction.

- Préparez-vous à vous mobiliser pour les négociations des minima territoriaux Ouvriers-Techniciens-Agents de maitrise-Employés et des minima nationaux ingénieurs-cadres.

Participez à la manifestation régionale
qui partira de République à Bastille à 14 Heures.

L’Ile de France reste la 1ère région industrielle française en nombre d’emplois et plus encore en concentration d’emplois qualifiés. Elle concentre bien plus de sièges sociaux, bien plus de grands groupes industriels, bien plus d’emplois d’ingénieurs, cadres et techniciens que toute autre région.
L’avenir des principales filières industrielles de la métallurgie (automobile, aéronautique, TIC…) dépend de la manière dont les salariés de l’Ile de France vont pouvoir mettre en œuvre leurs compétences, comment ils vont être mobilisés sur des projets d’avenir, comment leurs qualifications seront reconnues.
Les directions des entreprises de la métallurgie de la région parisienne ont mandaté le GIM (UIMM de la
région) pour continuer à peser sur les minima territoriaux OETAM et avancer sur la suppression de la prime d’ancienneté.
Les minima nationaux ingénieurs n’ont été revalorisés que de 2, 3% ces deux dernières années ! Tout cela concourt à élargir les possibilités des entreprises de la métallurgie parisienne à faire pression sur les salaires réels de la région.

Ensemble faisons échec à l’austérité et à l’affaiblissement industriel !
Ne laissons pas étouffer le potentiel humain et industriel de notre région.

Exigeons dans chaque entreprise un autre partage des richesses.

Ensemble Faisons entendre la voix des salariés de la métallurgie.

Les défis posés au monde du travail ont amené la CGT à faire 10 propositions de sortie de crise. L’ampleur du rapport de force à construire pour s’opposer aux prétentions patronales, aux pressions des marchés financiers nous a conduits à investir dans l’unité syndicale malgré les difficultés qu’il faudra surmonter dans ce domaine. Nous avons besoin que dans toutes les entreprises, vous soyez nombreux à soutenir cette stratégie.



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Brèves

Faut-il d’abord travailler plus longtemps ou travailler tous ?

vendredi 3 septembre 2010

On nous refuse le débat sur les nouveaux financements indispensables pour une population de retraités qui va augmenter de 50 % d’ici 2025. Alors effectivement, dans ces conditions, c’est uniquement d’économies dont il est question. On verserait les retraites plus tard et chacun toucherait moins que les générations précédentes en allongeant la durée de travail exigée pour toucher une pension.

C’est bien d’un gigantesque recul social dont il s’agit.

Plutôt que de contraindre ceux qui ont un travail à y rester plus longtemps, le gouvernement ferait mieux de s’interroger sur les raisons pour lesquelles c’est en France que les jeunes sont embauchés le plus tardivement et que c’est aussi en France qu’après 50 ans les risques de chômage se multiplient.

Avez-vous remarqué à ce propos que le taux de chômage des plus de 50 ans continuait d’augmenter ? Et l’on nous dit faire la place aux seniors dans les entreprises, encore une supercherie !

Avant de travailler plus, il faudrait déjà travailler tous, ne pas avoir de petits boulots et autant de CDD à temps partiel subis !

Avant de nous demander de travailler plus, il faudrait déjà évaluer le degré d’usure des salariés frappés par la forte dégradation des conditions de travail et l’intensification du travail.

Mensonge : On nous dit, c’est une réforme pour maintenir le niveau des pensions.

vendredi 3 septembre 2010

C’est faux. Les pensions diminueront avec le jeu des décotes. Ce serait une nouvelle dégradation des revenus des retraités s’ajoutant aux effets dévastateurs des réformes Balladur et Fillon.

Mensonge : On nous dit, c’est une réforme progressive.

vendredi 3 septembre 2010

Alors que tous les salariés devant partir après le 1er juillet prochain sont concernés et devraient travailler plus longtemps pour moins de retraite.

Mensonge : Ce serait bon pour l’emploi.

vendredi 3 septembre 2010

Alors que le recul de 2 ans du départ en retraite boucherait de fait 1 million d’emplois aux jeunes qui cherchent du travail.

« Excuse moi mon fils, tu dois rester 2 ans de plus au chômage, papa doit rester 2 ans de plus au boulot » serait le cri du cœur de tous les pères de famille !

Mensonge : Ce serait une réforme dans l’intérêt des jeunes générations.

vendredi 3 septembre 2010

Non seulement on leur ferme l’accès aux emplois des retraitables mais ils prendraient de surcroît de plein fouet toutes les mesures d’allongement de la durée de cotisation.

Mensonge : Ce serait une loi nécessaire pour sauver le système par répartition.

vendredi 3 septembre 2010

On l’a déjà entendu celle là ! Le gouvernement n’en est pas convaincu lui-même. Il prévoit dans son propre texte une autre réforme en 2018. Cela sous entend qu’à ce moment là, ce sera peut être pour instaurer la retraite à 65 ans et 70 ans pour le taux plein !

Certains députés se demandent d’ailleurs pourquoi attendre et ne pas franchir ce pas décisif dès maintenant !

Le gouvernement fait une réforme pour les jeunes mais il n’a entendu aucune organisation de jeunes. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai, il a reçu une délégation des jeunes de l’UMP !

Mensonge : Ce serait une réforme améliorant la situation des femmes.

vendredi 3 septembre 2010

Au motif d’une amélioration de la prise en compte des congés maternité.

Mais cette mesure porterait ses effets vers 2040 et n’aurait donc aucun effet sur la retraite des femmes ayant déjà un enfant.

En 2007, seulement 44 % des femmes ont une retraite complète contre 86 % des hommes. L’allongement de la durée de cotisation, décidé en 2003, aggrave ces écarts. Il pénalise toutes celles qui ont eu des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie. Aujourd’hui les femmes partent plus tard que les hommes pour éviter notamment la pénalité de la décote. Le fait de repousser à 67 ans l’âge de départ à la retraite sans décote est d’autant plus scandaleux pour elles !

Le montant moyen des pensions des femmes représente 67 %de celui des hommes. Dans ces conditions, prétendre « améliorer la retraite des femmes » par la seule prise en compte des indemnités du congé maternité est une imposture. Une loi de 2006 prévoit la suppression des écarts de rémunérations au plus tard le 31 décembre 2010. Les derniers chiffres attestent que cette mesure n’a pas connu le moindre début d’application.

Mensonge : Ce serait une réforme qui prendrait en compte la pénibilité.

vendredi 3 septembre 2010

Eh bien parlons en de la pénibilité au travail.

Pour eux, il n’y a pas de métiers pénibles mais des salariés qui s’usent plus que d’autres du fait de leurs conditions de travail. Le dispositif prévoit des départs anticipés pour les seuls salariés déclarés en incapacité de plus de 20 % lors d’une visite médicale. C’est comparable à la visite technique pour les véhicules automobiles. Si la visite est bonne, vous continuez à rouler ou vous restez au boulot ; si la visite n’est pas bonne, c’est la casse pour la voiture et c’est bientôt l’avis de décès pour celui qui travaille.

Alors de qui se moque-t-on ? Le gouvernement reprend, là encore, la position du Medef rejetée par tous les syndicats dans les négociations qui ont échouées après 3 ans de tergiversations.

Dans ceux qui prétendent nous donner des leçons de justice sociale, il n’y en n’a pas beaucoup qui savent ce que veut dire le travail de nuit, le travail à la chaîne ou aux intempéries., l’exposition aux produits toxiques.

Pour nous, les choses sont claires : tous les salariés n’ont pas la même espérance de vie. Ceux qui exercent des métiers pénibles ont une espérance de vie de 7 ans inférieure aux autres. Cela justifie pleinement un départ anticipé avant 60 ans dans ces cas là.

Greve le 7 mai

jeudi 6 mai 2010

NON AU PROJET “IDENTITE”

La CGT refuse la mise en place d’une telle restructuration car elle déstabilisera les sites, les projets, et favorisera la délocalisation de nos activités. Nous exigeons avant tout des activités pérennes dans chaque site

Devant le Refus du transfert des activités R&D à Villarceaux (500 personnes à l’origine) et les multiples actions (blocage des plateformes, interruption de CCE et CE), la direction a tenté de nous faire croire qu’elle prenait partiellement en compte nos revendications.

Mais Mr Plas tombe le masque et annonce le 29 avril qu’à terme tout le Wireless a vocation à être à Villarceaux.

Suite à l’AG du mardi 4 mai, les salariés avec l’Intersyndicale de Vélizy exigent l’abandon pur et simple des transferts d’activités à l’intérieur de la région parisienne.

Pour l’obtenir, il y a des départs anticipés chaque jour avec une grève vendredi 7 mai. Les salariés décideront vendredi de la meilleure façon de continuer à soigner l’autisme de la direction générale

L’externalisation sous toutes ses formes :

vendredi 3 juillet 2009

L’externalisation, (en anglais
outsourcing), désigne le transfert de tout
ou partie d’une fonction d’une
organisation (entreprise ou
administration) vers un partenaire
externe. Elle consiste très souvent en la
sous-traitance des activités jugées non
essentielles et non stratégiques : pour
une entreprise, il s’agit de celles qui sont
les moins productrices de revenus.

Le co-sourcing, sans traduction
française, il ne s’agit ni plus ni moins
d’externalisation, mais sans la partie
business. En définitive, la société
cédante conserve la maîtrise financière
et va utiliser les ressources cédées dans
l’opération comme un contrat de soustraitance.

Pour la CGT, cette nuance aura des
conséquences importantes sur l’avenir
des salariés qui seront devenus des
« SSII ». Le seul contrat qui les liera
alors à Alcatel tiendra au contrat
commercial avec la société de service
dont ils seront devenus salariés. Alors
même qu’un nombre très important de
sociétés de services se trouve en grande
difficulté aujourd’hui, que ces sociétés
ont précarisé l’emploi par une flexibilité
imposée, nous serions naïfs de croire à
un avenir pour des salariés dont la
moyenne d’age dépasse les 45ans. La
réalité est tout autre, il ne s’agit là que
de la sous-traitance de licenciements.

Après l’externalisation de nos usines
industrielles dans les fossoyeurs comme
Jabil, Sanmina, Flextronics… et l’avenir
qui est réservé aux salariés après la fin
du contrat commercial, nous assistons à
nouvelle forme d’externalisation pour
l’ingénierie.

article extrait de La Gazette de la CGT n° 4